
Depuis les années 1970, les Pays-Bas ont mis en place un dispositif juridique et médical permettant aux femmes d’interrompre une grossesse non désirée. Les interruptions volontaires de grossesse (IVG) peuvent être légalement pratiquées jusqu’à la 24e semaine de la grossesse environ, ce délai ayant à voir avec la viabilité du fœtus. Dans la pratique, les établissements pratiquant des IVG s’en tiennent à un délai limite de 22 semaines.
La législation néerlandaise relative à l’avortement réglemente surtout le processus de décision, en particulier la question de savoir si la femme a pris la décision d’interrompre sa grossesse après mûre réflexion et en toute liberté. La loi exige par ailleurs que les hôpitaux et cliniques pratiquant des IVG répondent à certaines exigences de qualité.
Aux Pays-Bas, les femmes ont facilement accès à la contraception et les moyens contraceptifs leur sont généralement remboursés par la sécurité sociale. Par ailleurs, les écoles incluent souvent l’éducation sexuelle dans leur programme scolaire. Tout cela fait que s'il est relativement facile d’accéder à une IVG, peu de femmes y recourent. Aussi les Pays-Bas sont-ils l’un des pays connaissant le plus faible taux d’avortement.